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TOPS 10

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2ème étape ''6 Jours du Toulois'' - 11,9 km d'Ecrouves (54)

Lundi 19 juin 2017

Nous voilà à la seconde étape des 6 Jours du Toulois. Aujourd'hui, direction Ecrouves qui touche Toul. Mon fils aimait bien venir sur cette étape, car il y a un skate parc. Mais brevet oblige, il est resté en Seine-et-Marne avec sa maman pour bosser. Une chaleur écrasante est tombée sur une bonne partie de la France. C'est étouffant. En écoutant la radio, on entend les journalistes conseiller de ne pas faire d'efforts à l'extérieur par ce temps et de bien s'hydrater. S'ils savaient ce qui nous attend encore aujourd'hui ! A 16 heures, le thermomètre affiche 40 degrés à l'ombre. Un truc de fou ! Heureusement qu'il reste encore 3 heures avant le départ de la deuxième étape, ça permettra peut-être de baisser au moins un petit peu.






J'arrive à Ecrouves vers 17h30. Stéphane se stationne juste à côté de moi. Je me prépare d'abord dans la voiture toute climatisée et quand je veux terminer à l'extérieur, je me rends vite compte que ce soir on va grave en ch***. Nous allons sur le stade Roger Challier où le village de la course a été monté. Je vais faire la bise à Fanny puis j'émarge la liste des participants, comme il faut le faire avant chaque départ d'étape. Nous cherchons un peu d'ombre mais c'est quasi impossible d'en trouver. Pour le moment j'ai mis ma ceinture porte bidons mais j'hésite encore pour courir avec. Je vais bien finir par réussir à me décider ! Je croise les copains comme Raphaël, Seb, Éric, Laurent, … Je ne vais pas tous les citer de peur d'en oublier.





Il reste 20 minutes avant le départ de la course. Je pars faire mon échauffement à des endroits un peu ombragés. Je croise Clément. Je ne savais pas qu'il était présent cette année. Ça fait plaisir d'échanger quelques mots avant que je repasse une dernière fois à la voiture après mes deux petits kilomètres de footing. Je me suis décidé, je vais courir sans le porte bidons. Mais je n'oublie quand même pas de boire un peu. J'entends le speaker appeler les coureurs à se présenter derrière la ligne de départ située sur un chemin qui surplombe le stade, coincé entre l'enceinte sportive et un muret.


Il fait 37 degrés. Je me place mieux qu'hier, à côté de Stéphane et Raphaël juste derrière. Seb est tout devant avec les meilleurs, normal il en fait parti. Ça ne tarde pas car j'entends le speaker annoncer le départ dans 4 secondes. Et donc 4 secondes plus tard … paaaaan.






Un quad ouvre le chemin et il fait tellement sec qu'en courant on mange la poussière. Mes lunettes me permettent de ne pas en avoir plein les yeux. Nous passons pratiquement juste après le départ, sous quelques arbres. Une différence de température est significative. Mais vraiment de très courte durée, car, peut-être cent mètres plus loin, nous entrons dans un champs en plein soleil. Je ralentis légèrement pour laisser un peu de distance volontairement avec le coureur qui me précède, pour ne pas rater un piège. On monte ensuite un peu vers le km 1, pour retrouver un peu de route. Elle nous fait entrer dans la commune de Pagney-derrière-Barrine. Nous prenons ensuite la seconde rue à gauche. Ça commence à légèrement remonter et je sais que je suis dans les prémices de la plus grande ascension qui s'achève au km 4 alors que je n'en suis qu'au 1,5. 



Je suis juste à côté de Raphaël dans ce lotissement. Puis on tourne à droite et la route disparaît pour laisser place à un chemin d'herbes qui monte encore plus. Je fais une erreur que je paye tout de suite cash. J'oublie de relever les lunettes de soleil alors qu'il y a pas mal d'ombre et donc je vois moins bien. Et surtout je ne vois pas un trou dissimulé sous l'herbe. La cheville droite part immédiatement et j'entends même un petit crac. Je m'arrête aussitôt. Le coureur juste derrière moi a vu ma cheville se plier et me demande si ça va aller. Je repars quasiment aussitôt mais ma foulée devient beaucoup plus raide. Nous continuons de monter, puis un lacet nous fait virer fortement à gauche. Ça continue de monter assez fort. J'ai retrouvé un tempo, même s'il est moins rapide que tout à l'heure. Avant de prendre un virage serré sur la droite, j'aperçois Fanny qui s'est placée à cet endroit et joue au photographe.



Quelques mots échangés et je tourne à droite. Le chemin est plus étroit mais il n'y a plus d'herbe. Je préfère ce passage. Il reste 1,5 kilomètres de montée. Je me suis calé juste derrière un coureur qui m'avait doublé. C'est efficace car ça me permet de recoller avec d'autres coureurs partis devant. Nous allons bientôt arriver au sommet car la végétation devient moins dense. Un gros virage à gauche sur un chemin blanc mais avec de gros cailloux nous mène jusqu'à l'ancien Fort d'Ecrouves. C'est à cet endroit qu'a été placé le premier ravitaillement. Ça tombe bien car j'ai bien soif. Le tiers de la course est couvert. Nous tournons à gauche et aussitôt à droite pour une longue partie descendante. Mais ce n'est pas vraiment une descente rapide au début. C'est limite plat. Le sol n'est pas trop mal à cet endroit. Par contre, plus on avance et plus ça descend. Le plus pentu c'est à partir du km 6. C'est tellement raide que je ne suis pas à l'aise du tout et la raideur dans la cheville ne m'aide pas vraiment. Je me retiens.


Me voilà tout en bas. Je tourne à gauche en plein soleil. Je m'étais habitué a l'ombre et d'un coup on se retrouve en plein cagnard. Le chemin est relativement plat et mon rythme est correct. Je vais essayer de m'y tenir. Je me suis placé dans l'ornière gauche. Elles ont été certainement creusées par le passage des tracteurs sur ce chemin … de tracteurs. Un ravitaillement supplémentaire a été ajouté au km 7 et je trouve que c'est une excellente idée, j'ai encore soif. Ça tourne très légèrement sur la gauche et d'un coup ça remonte sous les arbres.



Mais ça ne dure pas très longtemps et on bascule aussitôt dans une courte descente et en même temps on retrouve le soleil. Quelques centaines de mètres plus loin, ça commence à monter légèrement. Ce chemin de tracteur devient le Chemin de Morte Moselle et quand il tourne à gauche, je suis vraiment dans un mur. Je me penche en avant sans regarder le sommet. Heureusement que ce n'est pas très long, mais qu'est-ce que ça grimpe et qu'est-ce qu'il fait chaud. On s'encourage entre coureurs. En haut, le chemin tourne à droite et merci pour ce petit bout de plat. Le chemin de terre descend quand on aperçoit le début de la commune d'Ecrouves. Elle a la particularité d''être très étirée sur sa largeur. Donc il reste encore pas mal de kilomètres. Une petite montée nous fait quitter le chemin de terre pour retrouver du bitume sous les encouragements des spectateurs. Nous tournons à droite où une descente nous attend mais auparavant je prends un gobelet au ravitaillement, puis j'entame la descente. Elle s'arrête quand nous tournons à gauche Rue des Vignes l'Evêque. Et ça remonte sec. C'est assez raide même si c'est sur bitume. Le coureur avec qui j'avais fait un petit bout de chemin auparavant, me lâche. J'arrive enfin en haut et je profite de la petite descente qui suit. Des cyclistes me doublent et m'encouragent. Ah mince, je ne me souvenais plus qu'il y avait une côté à cet endroit. Et elle est encore bien raide. Je n'ose pas regarder le sommet et j'essaye de penser à autre chose (mais je ne sais plus à quoi). En haut, nouvelle petite descente. Sur le bas-côté droit, un enfant nous arrose avec un jet d'eau. Une riche idée !




Puis me voilà dans le début de la courte mais très très raide côte de l'église. 200 mètres seulement mais qu'est-ce qu'elle est raide. Je me fais un point d'honneur de ne pas marcher. J'entends des ''allez Jeff''. Mais je suis incapable de lever la tête pour voir de qui il s'agit. Je sais seulement que ça me fait beaucoup de bien. Une fois en haut, je tourne à droite dans une aussi raide descente mais sur l'herbe cette fois en passant entre les maisons. Puis en bas, il faut bien négocier le virage à gauche pour retrouver la route. Le km 10 est passé. Un petit faux-plat montant sur cette petite route, nous amène à l'arrière du pénitencier d'Ecrouves. Au bout, je tourne à droite Route de Pagney, qui descend jusqu'à ce qu'on quitte cette route pour un petit chemin à gauche, qui grimpe dans la rocaille et nous fait atterrir derrière le premier terrain de football. En haut, je tourne à droite pour longer la main-courante derrière le premier but, puis je continue en faisant toute la longueur et au bout je longe le second but. Je vais entrer dans l'enceinte du stade où se trouve le village de la course. Je dois faire les ¾ de tour de la piste. Je jette un coup d’œil derrière moi. J'ai toujours le même écart avec le coureur derrière moi. Je termine cette seconde étape sous la canicule 36ème/162 en 58'56''. Au classement général des 6 Jours du Toulois je suis désormais à la 28ème place.



Bon bah je crois que j'ai bien chaud. Je passe au ravitaillement. Je prends plusieurs gobelets d'eau, de menthe, de grenadine et quelques abricots secs. Le coureur qui m'a vu me tordre la cheville, vient prendre de mes nouvelles. C'est bien gentil de sa part. Je retourne me changer à la voiture et j'en profite pour encourager Éric qui en est dans ses derniers 400 mètres. C'est difficile pour tout le monde avec cette chaleur !




Je vais jeter un coup d’œil aux résultats. Comme je ne voyais pas Stéphane pendant la course, je me doutais qu'il avait eu un problème et il ne figure pas sur les résultats. Donc malheureusement un abandon pour lui. Tout devant, victoire comme hier du jeune Thomas Villemin en 45'56''. Il devance Seb qui prend la seconde place en 47'51''. Clément prend la 13ème place en 51'28''. Raphaël qui a bien galéré avec ses problèmes de dos termine 22ème en 55'27''. Patrick aura beaucoup souffert en prenant la 72ème place en 1h03'52'', quelques places devant Laurent 77ème en 1h04'25''. C'est la même chose pour Éric qui a conclu la seconde étape 137ème en 1h14'38''. 



Le pot de l'amitié est ensuite offert par la commune d'Ecrouves, comme tous les soirs où la commune qui reçoit le fait. C'est la coutume de cette course et je pense que c'est une très bonne coutume.




Avant de partir, il ne faut pas oublier le repas offert par l'organisation. La pasta party de ce soir n'est pas vraiment pasta car c'est du riz avec un cordon bleu de volaille. Ça me convient parfaitement ! Demain, une étape que je ne connais pas du tout à Chaudenay-sur-Moselle, donc une totale découverte … sous une nouvelle journée de canicule.

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