2ème étape ''6 Jours du Toulois'' - Ecrouves (54)

Lundi 22 juin 2015


Deuxième journée et deuxième étape de ces ''6 Jours du Toulois''. La course du jour a lieu à 19 heures avec le départ et l'arrivée sur le Stade Roger Challier dans la commune d'Ecrouves. Pour les gens qui ne sont pas du coin (comme moi) et qui ne connaissent pas la géographie touloise, Ecrouves est collé à la ville de Toul. Malgré que le temps n'ait pas été formidable de la journée car il a fait relativement gris mais doux, quelques gouttes commencent à fleurir sur le pare-brise de ma voiture quand je quitte Nancy pour me rendre sur la ville-départ. C'est ma cinquième édition des ''6 Jours du Toulois'', et je ne pense pas me tromper en disant que je n'ai pas couru une seule étape sous la pluie. Pourvu que ça dure !





J'arrive sur le parking du Stade Roger Challier d'Ecrouves vers 17 heures 30. Je n'ai pas besoin de retirer de dossard, car nous devons conserver le même durant les six jours. Je dois par contre aller émarger le tableau d'engagement comme avant chaque départ d'étape. Exactement comme les coureurs du Tour de France. Nous sommes de vrais pros … ou pas ! Je discute avec David Rodier qui ne peut plus trop courir à cause de ses deux genoux et qui s'est mis avec succès à la marche athlétique. Pendant qu'on parle, la pluie redouble d'intensité. Je pars me préparer et me réfugier en même temps dans ma voiture.




Le temps tourne, il est déjà 18h40 et je n'ai toujours pas effectué mon échauffement. D'un coup, comme par magie, la pluie s'arrête. Je pars courir deux kilomètres. Je tombe sur Thibault que j'ai connu l'an dernier ici mais qui ne peut pas faire la course cette année. Toujours très sympa ! Puis je retrouve Éric, venu en spectateur, qui lui, fait les ''P'tits 6 Jours''. Je termine mon échauffement avec Raphaël que j'ai connu il y a plusieurs années en région parisienne, avant qu'il ne déménage sur la région Touloise. Puis direction le chemin qui surplombe la droite du Stade Roger Challier où la ligne de départ est située.




Il tombe quelques gouttes mais ça va. Sébastien a l'air d'aller mieux, lui qui était fiévreux il y a encore deux jours. Le speaker parle un peu malgré l'impatience des coureurs dû au temps qu'il fait. Puis le coup de feu du starter se fait entendre et on part tous sur chemin de terre pour les premiers cent mètres puis on entre sur un chemin de champs avec des herbes assez hautes.


C'est un peu stressant car on ne voit pas trop où les pieds atterrissent. En plus, comme c'est le début de course, c'est en peloton qu'on court. A un moment, toujours sur ce même chemin, on passe en sous-bois. C'est sympa mais un peu plus étroit et ce n'est pratiquement pas possible d'être deux coureurs de front. Puis on en ressort pour toujours poursuivre sur ce chemin.




Nous le quittons pour prendre une belle route bitumée, la Départementale 119. Nous entrons dans Pagney-derrière-Barine puis nous tournons sur la deuxième route à gauche. La route est en faux-plat montant. Nous sommes dans un lotissement et la route tourne légèrement sur la droite avant de disparaître. Elle est remplacée par un chemin de terre herbeux qui s'élève, s'élève, s'élève. Nous montons donc en direction du Plateau d'Ecrouves. Et dès les premiers pas dans cette ascension, je me rends très vite compte que j'ai fait une grosse erreur de ''pneumatiques''. J'aurai du mettre mes chaussures de trail car avec celles de route, je n'arrête pas de glisser. On continue de monter, puis nous tournons sur la droite sur un chemin plus étroit et plus en sous-bois. Un coureur vêtu de jaune me double puis ça va mieux pour moi. L'écart avec lui est stabilisé, j'ai enfin trouvé mon allure de croisière. Ensuite, on tourne très sèchement (contrairement au temps car il commence à tomber des cordes) sur la gauche en arrivant sur le Plateau d'Ecrouves. Je vois à environ deux cent mètres devant moi un peloton d'une dizaine de coureurs et je me dis que dans la descente je pourrais essayer de faire le forcing pour faire la jonction. Ensuite je passe devant l'Ancien Fort d'Ecrouves où est placé le premier ravitaillement. Je prends un peu d'eau et ensuite, je tourne sur la gauche puis la droite pour entamer la partie plus facile. C'est une sorte de très long faux plat descendant mais je ne tiens pas du tout la route. 


Je change continuellement de trace pour essayer de trouver de l’adhérence Le coureur en jaune me met un peu de distance supplémentaire alors que je me sens bien. Mais je dérape sans cesse. Puis c'est une descente très vertigineuse en tournant sur la gauche et même très dangereuse à cause de la boue. Un coureur revient sur mes talons et reste calé derrière moi. Puis une fois en bas, nous tournons sur la gauche et ça glisse un peu moins mais la forte pluie est toujours présente. Je croise Thibault qui est venu jusqu'ici pour nous encourager. Merci à toi Thibault ! C'est relativement plat et quand ça remonte, je me rapproche du coureur vêtu de jaune. Puis nous contournons des pâturages et là c'est franchement raide. C'est à cet endroit que l'on fait la jonction avec ce coureur et je prends la tête du petit groupe de trois qui se forme. Ensuite nous descendons un peu avant de remonter plus franchement et on quitte définitivement les chemins de terre. J'entre dans Grandménil où le second ravitaillement est installé au km 8. Je ne m'en préoccupe pas et en tournant sur la droite il y a une grande descente qui nous attend. Mais cette partie facile est de courte durée car en tournant en bas sur la gauche, ça remonte assez difficilement et longtemps. Mais c'est quand même un bonheur de retrouver du bitume. Puis c'est une succession de parties montantes et descendantes.






Et ensuite on se rapproche d'Ecrouves et de la très difficile mais très courte montée de la Côte de l'Eglise Notre Dame d'Ecrouves. Un pourcentage impressionnant, un véritable mur. A chaque fois que je passe ici, je me dis que je vais la faire en marchant tellement c'est hyper raide. Mais pour le moment, j'ai toujours réussi à la monter en courant. Et comme par hasard, quand on s'approche du pied de cette épouvantable ''petite'' côte, le clocher se met à sonner (pour célébrer notre arrivée???). Quand je commence à monter, j'ai la bonne surprise d'apercevoir Sébastien Payet, qui fait les ''P'tits 6 Jours'' et qui est venu m'encourager. Merci !!! Je baisse la tête, je ne veux pas voir le sommet, j'entends les applaudissements des spectateurs placés au sommet et j'arrive enfin en haut, pratiquement à l'arrêt. Je tourne sur la droite pour basculer dans une descente sur l'herbe. Je ne prends aucun risque et j'attends d'être totalement en bas et d'avoir tourné sur ma gauche, pour relancer la machine sur le bitume. Je suis sur la route qui traverse les vignes. C'est très sympa par ici. Enfin il n'y a pas qu'ici, car l'épreuve nous fait traverser tous les jours des endroits magnifiques. Un peu de faux plat, puis quand j'arrive en haut du Centre de Détention, nous tournons sur notre droite.



Je descends à vive allure, mais je ne peux pas rattraper les coureurs devant moi qui vont à la même vitesse. Alors j'en profite pour souffler un peu tout en conservant la même vitesse. Je suis trempé tellement il pleut. Mais l'adhérence est vraiment bien meilleure sur route. Au moins dans cette descente rapide, je n'ai pas peur, contrairement au moment où je descendais le Plateau d'Ecrouves. C'était vraiment trop casse-gu****. Je laisse sur ma droite le Centre de Détention.



Puis je quitte la route pour tourner à gauche et entrer sur un chemin caillouteux montant qui va m'amener sur un premier terrain de football. Une fois en haut, je fais un tour complet de ce terrain de football, puis je me retrouve devant l'entrée du Stade Roger Challier. J'y pénètre, en manquant de justesse de chuter car mon pied d'appui se dérobe à cause de la boue. Puis c'est parti pour un tour quasi complet de piste. Mais malheureusement ce n'est pas une piste d'athlétisme en tartan. C'est plutôt de la cendrée. Je poursuis ce tour toujours à la même vitesse et je franchis la ligne d'arrivée 38ème/164 en 54'09''.




Je passe au ravitaillement final et on discute entre coureurs. Mais vu le mauvais temps, je ne m'attarde pas trop et je vais remettre mon dossard à la voiture puis je vais courir un kilomètre à allure très réduite en guise de récupération. Ensuite retour à la voiture pour essayer d'enlever ma tenue toute trempée et collante. Mais c'est vrai qu'on se sent mieux en tenue sèche. Merci à Pierre, qui est venu nous encourager lui aussi en VTT.




Au classement général des ''6 Jours du Toulois'' je suis désormais 33ème. Je gagne 8 places ! Sébastien Nicolas a terminé 4ème/164 en 46'07'' (il est 5ème au classement général) et Raphaël a terminé 19ème/164 en 50'07'' (il est 125ème au classement général). Martin Protte de l'US Toul caracole en tête. Il est largement au dessus du lot !




Ensuite c'est l'heure de la Pasta Party. Au menu ce soir, spaghettis à la sauce bolognaise. Un classique, mais il n'y a que ça de vrai ! Ça réchauffe le cœur et les ardeurs. La pluie n'a toujours pas cessé, mais c'est déjà l'heure de quitter Ecrouves pour regagner l'hôtel à Nancy. Demain, une belle étape nous attend avec une ascension que je déteste à cause de sa longueur et de son dénivelé. Rendez-vous pour le départ demain à 19 heures dans la commune de Foug.


3 commentaires:

Unknown a dit…

Allez, vas-y mon Jef, on te suit!!!!!!!!
Ca fait envie ton truc de 6 jours.
A demain
Patrice

Anonyme a dit…

Allez Jeff demain tu remonteras encore plus au classement général. Il ne reste plus que 4 étapes.
A demain

Au plaisir de te relire
JEP

Unknown a dit…

Salut Jeff,

Je suis le coureur qui revient sur tes talons et qui reste calé derrière toi ;) ( Dossard 76). Je me suis calé en effet derrière toi pendant un bon moment et pris ton allure. Le petit moment de parlotte fut bien sympathique lol.
on s'est perdu sur le fameux mur de l'Eglise.

Bref, je te félicite pour ton blog qui est super !!
Continue ainsi et bon courage à toi pour la suite ;).